Céline est morte – l’ASE doit rendre des comptes

Celine ASE

🕯️ Plusieurs d’entre nous la connaissaient. Nous sommes dévastés. Le drame de Longueville nous touche profondément. À travers cet hommage à Céline, UPNE demande que sa parole soit examinée, que son enfant soit entouré et que toute la lumière soit faite sur son parcours.

Derrière l’annonce de sa mort, il y a une mère, une histoire, des proches. Et un enfant qui devra désormais vivre avec la disparition de sa maman.

À eux vont d’abord notre affection, notre soutien et notre respect.

Une mère qui se battait pour son fils

Céline avait 48 ans. Elle est morte le 15 octobre 2026 à Longueville, en Seine-et-Marne. Selon les informations rapportées par Le Parisien, elle contestait depuis plusieurs années le placement de son fils par l’Aide sociale à l’enfance. Une enquête a été ouverte sur les circonstances de son décès.

Plusieurs membres de notre association la connaissaient. Nous gardons le souvenir d’une mère qui se battait pour son enfant, qui cherchait à faire entendre sa parole et ses inquiétudes.

Sa vie ne peut être résumée à un dossier, à une procédure ou aux circonstances de sa disparition.

Les informations publiées évoquent un message mettant en cause l’ASE et des dénonciations publiques du placement depuis 2020. Les accusations qu’elle formulait doivent être examinées avec rigueur. Elles ne constituent pas, à elles seules, des faits établis. Mais elles ne doivent pas disparaître avec elle.

Sa détresse appelle des réponses

Nous ne connaissons pas l’ensemble de son dossier. Nous ne prétendons pas réduire un suicide à une cause unique.

Nous demandons que toute la lumière soit faite sur son parcours, les alertes qu’elle a émises et les réponses qu’elle a reçues.

Quelle écoute lui a été proposée ? Comment ses contestations ont-elles été examinées ? Quel accompagnement lui a été offert ? Comment les liens avec son enfant ont-ils été préservés ? D’éventuels signes de détresse ont-ils été repérés et pris en charge ?

Ces questions appellent des réponses documentées, dans le respect de l’intimité de son fils.

La souffrance des familles ne peut être un dommage acceptable

Séparer un enfant de ses parents engage une responsabilité immense. Cette décision impose de mesurer ses conséquences humaines, de réexaminer la situation et d’entendre les contestations.

La souffrance d’un parent ne peut être traitée comme un dommage secondaire. Sa colère ne suffit pas à disqualifier sa parole. Son désaccord doit pouvoir être entendu, examiné et, lorsque les faits le justifient, conduire à une correction.

Nous refusons une protection de l’enfance qui considérerait l’effondrement des familles comme un coût acceptable de son fonctionnement.

L’ASE, les autorités qui la dirigent et les institutions qui décident des placements doivent rendre compte de leurs actes. Le respect des professionnels ne commande aucun silence sur les défaillances.

Les pouvoirs d’intervention doivent s’accompagner de contrôles effectifs, de recours accessibles et d’une véritable capacité à reconnaître les erreurs.

📢 Ce que demande UPNE

Nous demandons :

  • Un examen indépendant du parcours de Céline, complémentaire de l’enquête sur son décès, afin de rechercher d’éventuels manquements.

  • Un interlocuteur extérieur aux services concernés pour les familles qui contestent leur prise en charge.

  • Des réponses traçables aux alertes, ainsi qu’un examen rigoureux des contestations.

  • Un soutien psychologique accessible aux parents comme aux enfants.

  • Un accompagnement attentif de son fils dans son deuil, à l’abri de l’exposition publique de son histoire.

🤝 UPNE s’associe à la mobilisation interassociative

À l’initiative de Cassandra Begot, présidente de l’association La Voix des enfants placés, un appel à une action collective est lancé. Unis Pour Nos Enfants s’y associe.

Cette mobilisation propose deux démarches complémentaires :

Transmettre des témoignages individuels. Les personnes qui le souhaitent peuvent contacter Sébastien Blondé, journaliste au Parisien, à l’adresse professionnelle communiquée par l’association :

📩 sblonde@leparisien.fr

Préparer un courrier commun entre associations. Ce courrier doit rassembler des situations précises, des dysfonctionnements documentés et des demandes concrètes pour améliorer la protection des enfants et l’accompagnement des familles.

✍️ Une pétition pour demander des changements

Nous vous invitons également à prendre connaissance de la pétition « Combien de drames faudra-t-il pour que la protection de l’enfance change ? », portée par Cassandra Begot, à la signer et à la partager.

👉 Lire et signer la pétition

Notre hommage à Céline porte cette exigence : que sa parole soit examinée, que son enfant soit entouré et que les responsabilités éventuelles soient établies.

🕯️ Nous pensons à elle. Nous pensons à son fils. Nous sommes dévastés, et nous demandons des comptes.

Unis Pour Nos Enfants
PROTÉGER • RASSEMBLER • ALERTER


Sources de presse :