Louis, mort à l’ASE

Louis, mort à l’ASE💫

Le témoignage de ses parents apporte un éclairage sur le parcours de Louis, jeune confié à l’ASE, dans l’attente de trouver des solutions thérapeutiques.

C’était un jeune homme qui n’avait certainement pas sa place, parmi un foyer où des violences avaient déjà été rapportées, antérieurement.

C’était peut-être simplement un jeune homme porteur de troubles du comportement qui avait besoin d’un soutien thérapeutique et éducatif.

Si le gouvernement et le département avaient fait leur travail, il ne serait peut-être pas mort. 

La question des responsabilités est soulevée, depuis l’affaire de la jeune Lyhanna, décédée elle-aussi, en raison du manque de diligence de la justice et de la police.

🚨D’un côté,  les professionnels de la Protection de l’Enfance parlent de manque de moyens, d’urgences trop nombreuses. Idem pour les magistrats du parquet et les forces de police.

🏢De l’autre côté,  nous ne voyons que des manquements graves et répétés à l’obligation de sécurité qui incombe aux Présidents des Départements de France et par délégation aux Directeurs Généraux des Affaires Sociales,  aux Directeurs des Aide Sociale à l’Enfance et Directeurs des Unités Territoriales départementales.

Constatant que 50 à 80% des placements d’enfants à l’ASE sont abusifs, arbitraires et/ou illégaux, nous ne soutiendrons pas forcément la rhétorique du manque de moyens.

🤔Pourquoi?

Parce que, sur le terrain, nous connaissons la cruelle vérité :

– les révélations ou dépôts de plainte pour violences, agressions sexuelles, viols sur mineur ne sont pas suivis d’effets.

Les protocoles NICHD de recueil de la parole des enfants ne sont pas appliqués en France.

La mise en mouvement de l’enquête est trop longue, insuffisamment coordonnée et bien souvent, consigne est donnée de classer sans suite.

De nombreux policiers/gendarmes manquent de tact, semblent emprunts d’idéologies sexistes ou s’opposent au recueil de la plainte.

– les violences qui se produisent au sein des foyers ASE, dans les MECS, chez les assistants familiaux, sont cachées par les institutions aux familles des enfants concernés.

– lorsqu’un parent dénonce, signale ou porte plainte contre un département, l’ASE, un foyer ou une association de Protection de l’Enfance, ses droits de correspondance, de visite ou d’hébergement peuvent être suspendus, par simple soit transmis des services sociaux au juge des enfants.

Il pourra même lui être reproché d’être procédurier, de s’opposer à la mesure et toutes sortes de considérations psychanalytiques sans expertise dûment diligentée.

En l’occurrence, dans l’affaire du jeune Louis, pris en charge par le département de l’Aude, des violences psychologiques envers lui au sein du foyer avaient été signalées.

Comme bien souvent, c’est la jeune victime qui a été “déplacée” et non les auteurs.

Ceci est un révélateur : la violence latente, constante, au sein de certains foyers de l’Aide Sociale à l’Enfance, est devenue routine pour les éducateurs.

La violence est validée, tacitement, par les responsables hiérarchiques qui déplacent les victimes.

L’organe judiciaire et les institutions de la Protection de l’Enfance, il semblerait, n’ont donc rien à proposer pour stopper la continuité des violences entre les jeunes pris en charge à l’ASE.

Et si la société civile disposait d’un pouvoir de contrôle, de réflexion et coopération pluridisciplinaire concernant les phénomènes de violences intrafamiliales, entre jeunes et dans les institutions, que se passerait-il?

Audrey Gonzalez, SAPA24 et Unis Pour Nos Enfants

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